Une livraison rapide et de faibles émissions de CO2 : les places de marché, les commerçants et les entreprises de logistique à travers le monde développent des concepts de transport écoresponsable pour l’acheminement des livraisons sur le dernier kilomètre. Les plus intéressants d’entre eux seront présentés par Seven Senders, Styla et Tradebyte en 2021 à l’occasion de la deuxième édition de leur évènement conjoint « La viabilité écologique dans le commerce électronique ».

De Ruth Justen





D’après l’Association allemande pour les envois de colis et la logistique express (BIEK), le nombre d’envois expédiés et livrés chaque année en Allemagne devrait atteindre 4,4 milliards d’envois d’ici 2023.

En comparaison : en 2019, ce chiffre s’élevait encore à 3,65 milliards d’envois, soit 20 % de moins que la prévision pour 2023 (total des envois par coursier, par transport express et par colis). Rien que pour la période de Noël 2020, marquée par le contexte de la pandémie de coronavirus, le secteur du transport de colis table sur 420 millions d’envois.

Tout cela va avoir un impact sur le trafic, les temps de trajet et la consommation de carburant, et donc inévitablement sur les émissions de CO2. Dans le même temps, 66 % des participants interrogés dans le cadre du baromètre e-shopper 2019 de DPD ont indiqué qu’ils privilégiaient désormais pour leurs achats en ligne les marques et les commerçants qui assument leur responsabilité en matière de protection de l’environnement. Les acheteurs en ligne soucieux de l’environnement constituent ainsi le groupe d’acheteurs majoritaire sur le marché du commerce en ligne.

Plus d’envois = plus d’émissions de CO2 ?

C’est tout le contraire : malgré la forte augmentation du nombre d’achats en ligne et de livraisons, notamment dans le contexte actuel de la pandémie de coronavirus, la tendance est au développement de concepts écoresponsables pour la livraison sur le dernier kilomètre et à l’échange actif sur ce sujet.

« Nous avons déjà identifié des transporteurs et des services écoresponsables dans plusieurs pays où nous opérons, nous les proposons à nos clients sur demande », explique le Dr Johannes Plehn, fondateur et PDG de Seven Senders et co-animateur de l’évènement « La viabilité écologique dans le commerce électronique ».

« Et, fait surprenant pour nombre d’entre nous : elles ne constituent pas forcément, comme on le pense souvent, l’alternative la plus coûteuse. À l’heure actuelle, Seven Senders, la principale plateforme de livraison de colis en Europe, coopère par exemple avec des transporteurs qui utilisent des véhicules électriques, des vélos cargo ou d’autres moyens de transport écoresponsables pour couvrir le dernier kilomètre ou qui évitent la multiplication des trajets grâce à la livraison dans des consignes automatiques. »

« Nous sommes impatients de découvrir les nouvelles idées de nos partenaires, notamment sur la manière d’optimiser les délais et les modes de livraison afin de réduire l’empreinte écologique », poursuit M. Plehn. Une chose est déjà certaine : « À l’avenir, les concepts qui utilisent plus efficacement les capacités existantes dans les zones urbaines dans une perspective de distribution écoresponsable sur le dernier kilomètre vont jouer un rôle de plus en plus important. »

Corona et viabilité écologique peuvent-ils être compatibles ?

La crise du coronavirus a-t-elle influencé la question de la viabilité écologique dans le commerce électronique ? Quelle impression la première édition de 2019 a-t-elle laissée et quels sont les progrès, les nouveaux objectifs ou les idées innovantes qui ont été initiés depuis lors sur le plan de la viabilité écologique ? Ce sont les questions que nous avons posées aux participants et aux partenaires du premier évènement.

« Je pense que la crise du coronavirus a grandement stimulé tout le monde, que ce soit au niveau des chiffres de vente, des conditions de travail ou des nouveaux objectifs fixés », explique Stephan Sommerlik, directeur des opérations (COO) de GoJungo, une entreprise partenaire de Tradebyte.

« Nous ne perdons pas de vue l’importance de la viabilité écologique et nous pensons qu’après une courte pause, beaucoup continuent à viser l’objectif d’agir de manière plus écoresponsable. Surtout maintenant, après le fort ralentissement qui a frappé le secteur du commerce de détail stationnaire, beaucoup souhaitent se concentrer sur les plateformes et la viabilité écologique. À ce titre, les entreprises certifiées auront d’autant plus de chances de convaincre grâce à une promesse marketing cohérente. 

» La start-up germano-danoise GoJungo prend en charge, notamment pour les marques de mode de petite et moyenne taille, les processus complexes et longs de la vente de produits sur des places de marché tels que Otto.de, Otto.market et bien d’autres, avec lesquelles l’entreprise travaille sur le thème de la viabilité écologique :

« Cette année, nous avons échangé et discuté avec Otto sur la place de la viabilité écologique dans le secteur des places de marché. En tant que partenaire privilégié d’Otto.market, nous suivons de très près les développements dans ce domaine et nous nous réjouissons qu’Otto suive la voie cohérente consistant à ne marquer les produits comme écoresponsables que s’ils le sont conformément à leurs spécifications.

Cette démarche permet de garantir qu’Otto.de ne s’adonne pas au greenwashing. », souligne Sommerlik. « En outre, avec notre société mère, nous avons pu aider nos partenaires à améliorer leurs performances en matière de viabilité écologique et nous nous réjouissons à la perspective de voir de nombreux autres partenaires nous rejoindre sur une voie plus écoresponsable pour le commerce sur plateformes ».

Lors de la première édition de la manifestation conjointe « Sustainability in E-Commerce » de Seven Senders, Styla et Tradebyte en 2019, de nombreux invités se sont réunis au restaurant Frea à Berlin.

Rétrospectivement, le directeur des opérations salue les résultats de la première édition de 2019 : « J’ai trouvé que c’était un excellent évènement, qui a reflété l’attention que nous portons tous à ce qui est actuellement l’une des questions majeures de notre société. Toutes les parties étaient représentées. Les plateformes, les prestataires de services et les clients ont partagé leurs expériences et des idées très intéressantes. En prime, il s’est déroulé dans un cadre magnifique et avec une organisation parfaite. Tout cela m’a beaucoup impressionné. »

Vanessa Platz, directrice du commerce électronique chez Marc O’Polo et partenaire de Tradebyte, partage cette analyse : « La soirée organisée sur le thème de la viabilité écologique dans le commerce électronique a été passionnante et surtout très instructive. Des discussions sur les partenaires de livraison alternatifs aux enquêtes stationnaires réalisées auprès des clients sur la « viabilité écologique » et l’importance de la labellisation des produits écoresponsables sur les plateformes commerciales, nous avons abordé une multitude de sujets importants. J’ai particulièrement apprécié le fait que tous les participants et les intervenants ont rendu compte très ouvertement de ce qu’ils font pour promouvoir la viabilité écologique dans leurs entreprises. »

Que ce soit en 2019 ou en 2021 : « L’essentiel est que nous travaillions tous sur ce sujet important et que nous en discutions afin d’apprendre les uns des autres et de faire une différence dans notre industrie », a conclu le responsable du commerce en ligne de la marque de mode.


Ce qu’il faut retenir

La viabilité écologique est un enjeu majeur pour tous les acteurs du commerce électronique. L’équipe de Seven Senders et ses partenaires Styla et Tradebyte ont hâte de découvrir de nouvelles idées lors de la deuxième édition de l’évènement, avec les dernières informations sur le thème de la « viabilité écologique dans le commerce électronique » pour l’année à venir.


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